Nous quittons la ville le 14 et partons en direction de Puebla. Il faut au bus plus d'une heure pour quitter la banlieue de Mexico qui s'étend sur des dizaines de kilomètres. C'est le temps nécessaire pour sortir de la zone et pour retrouver un ciel un tant soit peu bleuté. En cours de route, nous passons devant le fameux Popocatépetl, dont le nom signifie ¨volcan qui fume¨ en vieil aztèque.
Et, afin d'être à la hauteur de l'originalité de son nom, le volcan fume effectivement, alors que c'est mauvais pour la santé. En dehors de cette considération médicale, la montagne culmine quand même à 5465 mètres et le spectacle est magnifique.
Puebla est dominée par deux autres volcans, la Malinche et l'Iztaccihuatl et la zone est également tellurique ; le dernier tremblement de terre important datant seulement du 15 juin 1999, provoquant la destruction de nombreux bâtiments.
La ville elle même, malgré son rang de quatrième plus grande ville du Mexique, est beaucoup plus agréable que Mexico. Beaucoup de belles façades coloniales et un Zocalo rempli d'arbres et de fontaines. Nous avons la chance de trouver une chambre qui donne directement sur cette jolie place, à deux pas de la cathédrale. Nous nous y reposons et flânons dans un calme enfin retrouvé.
Nous nous y perdrons aussi pas mal bien que les rues en damier bénéficient d'un système de numérotation et de numération d'une grande logique : deux avenues se croisent au centre et découpent la ville en quatre parties.
Dans tout ce qui est au nord de l'axe Est / Ouest, les rues perpendiculaires à cet axe, portent le nom de "Norte" précédé par un numéro. Les rues parallèles à l'axe sont "Poniente" si elles sont à l'Est de l'axe Nord / Sud, ou "Oriente" si elles sont situées à l'Ouest de cet axe. Devant cette dénomination, se trouve également un numéro. On aura compris que le sud de l'axe Est / Ouest reprend la même logique, "Norte" cédant la place à "Sur". C'est sûr....
On déduit donc que, se trouvant à l'intersection de la 3 Norte et de la 2 Poniente, on risque de trouver la 4 Norte en allant vers l'Ouest, la 1 Norte vers l'Est, la 3 Poniente vers le Nord et la 1 Poniente vers le sud...
Mais ce n'est pas le cas parce que :
1) Il n'existe pas de numéro "1" dans les avenues ou les rues, ce sont les axes qui remplissent cette fonction sans toutefois en porter le nom,
2) les numéros pairs et impairs ne se suivent pas ! Les "Poniente" pairs sont au Nord, Les "Poniente" impairs sont au Sud. Et par ordre croissant à partir des axes centraux.
Enfin et pour clarifier les choses, l'axe Nord / Sud s'appelle " 16 de Septiembre" vers le Sud et "5 de mayo" vers le Nord, alors que l'axe "Est / Ouest" qui est "Avenida Reforma" à l'Ouest" devient "Avenida Juan de Palafox y Mendoza" à l'Est.
Il est conseillé d'avoir un bon plan, beaucoup de temps et de l'Aspirine !
Mais heureusement, nous n'aurons pas besoin d'un plan pour découvrir les merveilles de cette ville, dont le templo de Santo Domingo et sa superbe Capilla del Rosario, avec ses retables en or, marbres et onyx...
Le matin, autour de la place, une camionnette ¨Prensa¨ (presse) livre les différentes parties des journaux. Et ce sont des petites mains, qui à même le sol et très rapidement assemblent les pages sport, météo, finance ou actualités régionales, pour en faire un journal prêt à être vendu. Les paquets sont ensuite chargés dans des taxis afin d'être distribués partout dans la ville.
Un soir, nous aurons la surprise d'être survolés à de nombreuses reprises par un hélicoptère pointant un faisceau lumineux sur la place et les rues voisines. Dans le même temps, le quartier ce sera couvert de policiers en arme, de voitures roulant avec leurs gyrophares et de motards faisant la navette entre les différentes unités. Cet état de siège, qui ne va durer que très peu de temps aura pour but, nous l'apprendrons le lendemain, d'empêcher une manifestation.
Puebla est aussi notre base de départ pour quelques virées, comme celle vers Tlaxcala, très jolie ville coloniale à 33 km, où la basilique possède un dôme en céramique et dont les deux petites places avec leurs arcades sont deux havres de tranquillité et de douceur.
Ici, pas un seul touriste, donc, pas de mendiants, pas de vendeurs de tout et n'importe quoi qui ne vous laissent pas respirer une seconde, ni de boutiques de souvenirs. L'une des deux places possède en son centre un jardin à la française avec des petites haies de troènes taillés. Sur les hauteurs, des églises aux couleurs démentes, surveillent la ville.
Nous retournons également à Mexico pour visiter un autre quartier, en l'occurrence le Coyocan, celui où habitaient Frida Kahlo et Diégo Rivera. Le musée, qui occupe aujourd'hui leur fameuse maison bleue est adorable, bien que ne possédant pas beaucoup de toiles des deux artistes. On y visite ce lieu magnifique où Frida Kahlo a passé les dernières années de sa vie au milieu de ses corsets et de ses médicaments.
Pas très loin, la dernière maison de Lev Davidovich Bronstein, celle dans laquelle, malgré les murs surélevés, les miradors, les portes blindées et les gardiens, le petit père des peuples a réussi à le retrouver et à le faire assassiner par Ramon Mercader, le 20 août 1940.
Léon Trotski a fuit l'union soviétique pour mourir ici, le crâne explosé par un coup de piolet. Son mausolée, dans le jardin est orné de la faucille et du marteau. On visite cette maison et l'on découvre sur un mur l'arbre généalogique de Trotski et les nombreux assassinats des membres de sa famille….
En revenant vers le métro, nous découvrirons également une église magnifique dont le constructeur a repoussé sur le bord de la nef les piliers qui soutiennent le toit, dégageant un espace incroyable qui conduit vers l'autel.
Le plafond est entièrement orné de tableaux encadrés par des reliefs dorés. Enfin, c'est dans ce quartier que nous trouvons enfin un disque dur de 20 Go, alimenté par l'USB et grand comme 2 boites d'allumettes.
Le 15 janvier 2006 au Chili, Michèle Bachelet est élue à la présidence de la république avec 53,5% des voix. Une femme, de gauche, mère non mariée va prendre en main les destinées de ce magnifique pays dont la tradition catholique pourtant bien ancrée, vient de prendre une claque.
Nous avons une pensée pour Anna, notre guide de la maison de Pablo Neruda à Santiago. Pendant ce temps, Evo Morales, indien, de gauche lui aussi, fait, en temps que nouveau président de la république de Bolivie, le tour des capitales d'Amérique latine et du monde entier.
On le voit à la télé avec Castro, Chavez, ou le président Chinois Hu Jintao, toujours aussi froid et policé. Evo Morales, lui rencontre ses homologues en bras de chemise, l'air parfaitement détendu. Tout comme la Chine, ce continent est en pleine mutation et il est passionnant de le regarder vibrer…
Le 21 janvier, nous découvrirons également les ruines de Cholula, pyramide aztèque qui serait la deuxième plus grande au monde, mais parfaitement invisible car recouverte de terre, de végétation et d'arbustes qui ont pris possession du lieu après le départ des aztèques.
Afin de mieux la cacher encore, les espagnols ont construit, sur son sommet une ravissante église jaune, "Nuestra señora de los remedios". Il est drôle de voir au pied des escaliers qui montent jusqu'à l'église un écriteau qui précise que le lieu est sacré.
Une curieuse notion de sacré qui foule du pied une civilisation passée. La base de la pyramide, entourée de commerçants divers, doit être également des plus sacrées, puisqu'il faut débourser 5 pesos pour utiliser les toilettes d'un restaurant….
L'autre intérêt de Cholula sont ses "Voldadores". Quatre fous furieux qui montent en haut des 30 mètres d'un mat pour en redescendre, en tournant lentement autour, seulement attachés par une corde fixée aux chevilles. Un cinquième, situé sur une minuscule plateforme en haut du mat, se contente de danser !
Malheureusement, nous ne verrons de cette ancienne tradition des indiens Toltonaques, que le mat, couché sur le sol pendant que des ouvriers travaillent à réaménager l'emplacement où il était planté....
Mais Cholula propose d'autres trésors, comme le couvent San Gabriel dont l'église, si il s'agit bien d'une église, est un espace carré immense soutenu par 56 colonnes qui plantées à intervalles réguliers, découpent la zone et dont le plafond est fermé par 49 dômes. Un environnement digne de Cordoue.
Au centre se tient néanmoins un autel et sur les côtés, 11 chapelles exposent les saints du jour dont les statues sont d'un délicieux kitch... Une fête doit être prévue car de nombreuses personnes s'emploient à remplir les chapelles de milliers de fleurs.
Mais pour ce qui concerne le grand prix du kitch, la palme revient sans conteste à l'église Santa Maria de Tonantzintla à quelques kilomètres de bus de Cholula. Sa façade bien colorée est déjà un régal, mais le must est à l'intérieur où chaque centimètre carré est recouvert de sculptures ou de moulures. Un ensemble délirant, du mur au plafond, d'anges, de fruits, de maïs, de plantes, d'oiseaux ou de noix de coco. Un ensemble de couleurs éclatantes qui nous font oublier que nous sommes dans une église.
Des panneaux interdisant l'usage du flash ou des trépieds sous prétexte "d'offense à la communauté", se chargent de nous rappeler que l'esprit de la religion est bien plus étroit que celui de l'artiste créateur de ce lieu sublime.
Le 22 janvier, Puebla reçoit la visite d'Andres Manuel Lopez Obrador, maire de Mexico et candidat pour la gauche à l'élection présidentielle du 2 juillet 2006. Nous aurons droit à l'intégralité de son discours donné à quelques pas de nos fenêtres. Il ne semble pas partager toutes les opinions du président Fox, actuel chef de l'état du Mexique, qui fait de très fréquentes apparitions sur toutes les chaînes mexicaines.
Nos pas nous amènerons aussi vers le très joli temple de San Francisco. Mais plus que l'édifice, c'est une scène déjà vue en Bolivie, qui attire notre attention : une dizaine de véhicules, capots ouverts et déguisés comme des sapins de Noël, attendent d'être bénis. En Bolivie, de faux prêtres se chargeaient de l'affaire, ici, ce sont des vrais, des franciscains en robe de bure, qui font les guignols ! Dans "Le nom de la rose", cette congrégation avait l'air autrement plus sérieuse !
A la télévision, nous assistons à la prestation de serment d'Evo Morales, nouveau chef d'état bolivien. Tenue décalée, le nouvel indien fort du pays est en pull dont les rayures horizontales bleues, rouges et blanches, sont du plus bel effet ! Derrière lui, un membre de son gouvernement, vraisemblablement ancien mineur, porte son casque surmonté de sa lampe à acétylène. Pour avoir fait une incursion dans le Cerro Rico de Potosi, nous comprenons la valeur du symbole.
Les journaux, eux sont très souvent "people" et présentent en couverture les meilleures horreurs qu'ils ont sous la main. La semaine est bonne pour eux : "lundi rouge " suivi d'un "mardi noir " et ensuite d'un "jeudi de carnage ".
A chaque fois, il s'agit de règlements de compte entre bandes ou d'altercation entre la police et d'anciens bandits vivants. Car pour ceux qui ne sauraient pas lire, les photos sont parlantes. On y voit les corps des uns et des autres baignant dans des flaques de sang, avec des gros plans sur les crânes qui auraient eu la chance de recevoir une balle.
Sinon, on se contentera des torses, à condition que la chemise détrempée laisse voir les traces de passages des projectiles. Le fin du fin étant le carnage du jeudi : à Acapulco, deux bandes rivales ayant eu des différents, se sont massacrées. On voit bien qu'il y a eu cinq morts, pour les blessés, on suppose qu'ils ont été évacués avant l'arrivée du photographe.
Par contre, il n'est pas pensable de voir le bout d'un sein. Les photos de couverture des (nombreux) magazines pour "hombres" sont toutes censurées par une petite étoile qui cache ce téton qui pourrait affoler les jeunes, souvent très sensibles ! Quelques siècles de catholicisme ont su apporter une retenue de bon aloi dans la présentation des images trop crues…
Nous quittons Puebla le 23 janvier et prenons la route d'Oaxaca que par souci de simplification, on prononce "ouarraka". Cinq heures de bus dans des paysages de montagnes et à travers un festival de cactus.
La ville d'Oaxaca, située à seulement 1500 mètres d'altitude, est coupée en deux par l'avenida Independancia qui marque la rupture entre deux mondes : au sud, la ville mexicaine, au nord la ville touristique.
Les deux parties sont complètement différentes : alors que l'on trouve au sud le marché, les vendeurs de tacos ou de fruits et les restaurants populaires, les commerces et la vie, le nord, lui, propose les hôtels haut de gamme, les restaurants touristiques et les boutiques de luxe. Beaucoup de rues y sont piétonnes, donc silencieuses, recouvertes de dalles parfaitement jointes, alors qu'on trouve, au sud de la ville, un dépôt de bus en terre battue et des rues soumises au bruit et à la pollution d'un trafic incessant.
Ce manque d'unité de la ville la rend peu attirante. Une forte présence touristique y induit les effets négatifs classiques : vendeurs de "souvenirs" mexicains, mendiants, prix indécents, demande d'argent pour prendre une photo et cette habitude agaçante de répondre en anglais à une question posée en espagnol. Un étranger étant obligatoirement un américain !
Les deux places autour de la cathédrale (Alameda de Leon et le Zocala) au sud d'Independancia, sont sujettes à une surveillance policière étroite, car, c'est bien connu, les pauvres ne pouvant être que des voleurs, il est indispensable de protéger les dollars sur pieds qui viennent s'encanailler au-delà de la ligne de sécurité tracée par Independencia.
Le marché offre son lot de micro restaurants et, particularité d'Oaxaca, de vendeurs de "chapulines", sautelles grillées et épicées. L'odeur n'est déjà pas extraordinaire et les sauterelles elles-mêmes sont infectes, mais sans que l'on puisse savoir si le goût vient des sauterelles ou des épices ! Par contre l'apport en protéines semble indiscutable !
Autre particularité très forte de la ville, le mezcal, alcool de cactus au goût étrange. Les lecteurs du fascinant roman de Malcom Lowry (Au-dessous du volcan), oeuvre liée, en autres, à Oaxaca, en connaissent l'existence. Il est d'ailleurs fort à parier qu'un certain nombre de visiteurs de cette ville viennent y chercher la trace du consul Geoffrey Firmin et d'Yvonne. Combien partent déçus de ne l'avoir pas trouvée... ?
Le lendemain, nous reprenons un bus pour nous rendre sur le site de Monte Alban. Construit il y a plus de 2500 ans au sommet d'une colline qui surplombe la ville de ses 400 mètres. Colline arasée pour la rendre plate, ce qui donne une idée des motivations des architectes aztèques. Deux plateformes au Nord et au Sud dominent la place centrale (300 mètres) longée par des édifices. Sur chacune des deux plateformes, une pyramide destinée à être escaladée pour mieux voir celle d'en face.
Beaucoup de douceur et d'équilibre dans la disposition. Un peu moins dans les bas reliefs sur des pierres qui montrent les joies d'être un ennemi dans les mains peu amicales des atroces aztèques. Joli site néanmoins, peu fréquenté par le tourisme de masse.
Un peu plus fréquenté est le musée du centre culturel de San Domingo de Guzman dans le couvent du même nom. Il se trouve en effet en plein centre de la partie touristique de Oaxaca, partie qui n'a plus rien de Mexicain, mais il n'empêche que la visite est passionnante.
Le musée met en relation le passé et le présent sur tous les aspects de la vie et de l'histoire de la région. Les objets sont magnifiquement mis en valeur dans des salles qui furent d'anciennes cellules monacales. Les couloirs du couvent donnent sur des cours intérieurs paisibles ou sur un jardin botanique dans lequel les cactus de la région sont à peu prés tous représentés !
Le soir de cette visite, nous passons par hasard devant la bibliothèque de la ville dont la porte est ouverte sur un grand patio. Evidement, nous entrons. A l'intérieur des rangées de siéges et un écran sur lequel est diffusé "Amadeus" le film de Milos Forman.
Nous sommes le 27 janvier 2006, date anniversaire des 250 ans de la naissance de Mozart. Le film est en anglais, sous-titré espagnol. L'ambiance est étrange. Autour de nous, les arcades et les murs, au-dessus le ciel étoilé. Au moment où la belle-mère de Mozart se transforme en reine de la nuit et entame son aria, nous ne pouvons nous empêcher de lever la tête. Le Requiem, ensuite, semble être aspiré vers le ciel… Un très grand moment !
Nous nous rendons également à Mitla. La route nous donne à voir les champs d'agaves et les fabriques de Mezcal. La ville de Mitla est un trou perdu sans beaucoup d'intérêt, si ce ne sont les restes de civilisation aztèque, recouverts comme c'est souvent le cas par les églises du conquérant.
Ici, l'église est construite en plein milieu des ruines. Elle n'est pas laide et bien sûr, nous y entrons. A l'intérieur, une statue est entourée, submergée plutôt, par des tonnes de fleurs. Des fidèles font devant le plus de simagrées possible pour attirer l'attention du saint local. On ne peut compter le nombre de signes de croix qu'ils sont capables d'effectuer en moins d'une minute. Des femmes se passent des fleurs sur le visage et sur la tête avant de les offrir à la statue.
Il est aussi de bon ton de ne pas tourner le dos à l'autel pour ressortir, ce qui engage des marches arrière sans rétroviseur et des risques de collision avec les toutes vieilles qui entrant dans l'église ne regardent que le propriétaire de leur prochaine habitation.
D'autres, embrassent comme s'il s'agissait d'Alain Delon lui-même, les vitrines où est couché un jeune homme sévèrement blessé aux pieds, aux mains et à la tête. Les blessures y sont des plus réalistes, voire un peu exagérées, il faut bien faire culpabiliser ces pauvres agneaux perdus qui viennent ici verser leur obole.
Nous y assisterons également, mais à l'extérieur, à une scène qui nous renvoie quelques mois en arrière : deux touristes, mal remis de leur visite en Inde, sont encore habillés en dhoti et arborent des tee shirts représentant Ganesh, le dieu éléphant, un peu décalé au Mexique. Encore imprégnés de leurs visites dans les temples, ils se déchaussent pour visiter le site ! Vu l'état du sol, en terme de bouteilles de bière cassées, on leur a souhaité bien du plaisir. Non seulement, ils sont tombés dedans, mais chez eux les effets sont permanents !!!
Plus tard, alors que nous déjeunions, le gamin du restaurant me fixant depuis un moment va voir sa mère et lui dit "Ha visto San Pablo ! " (J'ai vu St Paul !). Effectivement, le saint, très fortement représenté dans l'église, porte une barbe. Curieuse référence dans la bouche d'un enfant de 5 ans. Au moins n'est-il pas pollué par les conneries de la télé. Mais, mon ego eut été mieux traité, s'il avait déclaré avoir vu Superman…