Nous quittons Patzcuaro le 27 décembre en direction de Queretaro à 4 heures de bus. La ville est superbe. Les maisons coloniales sont toutes en couleurs et contrairement à Patzcuaro où toutes les maisons se ressemblent, ici on a droit à une multitude de couleurs différentes.
Il y a ici plus d'églises que de bistrots sur un port breton et comme la ville fut très riche, elles rivalisent d'or, d'argent, de sculptures et de tableaux. Elles sont toutes hyper chargées avec des retables en bois sculptés recouverts d'or et des statues de saints comme s'il en pleuvait.
L'ensemble est néanmoins très beau et c'est un réel plaisir que de se balader de l'une à l'autre en passant par de très jolies rues bordées de maisons coloniales du 16ème siècle. De magnifiques petites places viennent ajouter une touche de verdure dans la ville. La spécialité locale est de tailler les arbres en forme de parasols sous lesquels il fait bon se reposer et échapper un peu à la chaleur. Il fait 5 degrés à Paris, ici on tourne autour des 25 degrés !
Comme d'habitude, on visite tout, on rentre partout, ou au pire on y passe la tête. Les bâtiments officiels occupent tous d'anciennes demeures coloniales ayant appartenues à des gens très riches. Elles sont non seulement magnifiques, mais aussi ouvertes au public. Nous ne nous faisons pas prier pour entrer dans la chambre de commerce, le service des impôts (direct et indirects) ou les bâtiments du gouvernement…
Dans les rues nous croisons souvent ce qui est le fléau de l'Amérique latine, en l'occurrence des toutes jeunes filles qui portent leurs nourrissons comme une punition infligée par la morale de l'église. L'une d'entre elles, à qui nous parlons, a vingt ans à peine et déjà trois enfants : un de 20 jours, le suivant de 14 mois et un "grand" de 30 mois.
Une famille a en moyenne 4 enfants. On parle ici des familles pauvres. Les familles aisées ont les moyens de contrôler leur natalité. Et pourtant, de gros efforts sont fait par les gouvernants pour enrayer cette hécatombe. Le taux de natalité est en baisse depuis plusieurs années, mais l'âge où la mère a son premier enfant est encore bien trop bas.
Mauvaise information sexuelle et surtout poids écrasant de l'église. Quand on lui demande si il y a des préservatifs, elle nous dit que oui, mais qu'ils sont peu utilisés. Le pays est catholique à plus de 80%. C'est celui que Jean Paul II a le plus visité et c'est aussi celui qui répond le mieux aux demandes de finances du Vatican.
Nous passons la soirée du 31 décembre dans cette ville si douce. Vers 21 heures, alors que nous partions vers un restaurant repéré la veille, nous avons croisé une troupe déguisée en indiens (avec des plumes) et en soldats français des troupes coloniales (!!!). Nous nous détournons, bien sûr et les suivons. Ils marchent au son de deux tambours qui déclenchent les alarmes de toutes les voitures en stationnement !
Ils nous ramènent sur la place du Zocalo, où se trouve effectivement l'ambiance. Arrivés là, ils miment, en les dansant, des batailles entre le corps expéditionnaire français et les natifs du coin. C'est le 5 mai 1862 que les français, menés par le Général Latrille ont pris une dérouillée qui a laissé cette date sur une multitude de plaques de rues au Mexique...
Le spectacle terminé, nous restons sur cette place, où nous nous étions déjà souhaités une bonne année à 17 heures, soit minuit heure française (on a encore des références !). De grandes bâches roses recouvrent une partie de la place. En dessous, sont installées des tables où l'on peut dîner.
Nous nous installons donc sur deux petites chaises et commandons le repas du réveillon : Enchiladas au poulet, légumes, piments, frijoles (purée de haricots noirs), quesadilas (crêpes de maïs frites au fromage). Comme Champagne, nous prenons deux Fanta orange. Notre addition s'élève à 50 pesos par personne (25 francs).
Nous mangeons dans une ambiance très chaleureuse où tout le monde sourit à tout le monde et où toutes les classes sociales sont mélangées. Élément important, il n'y a pas d'alcool en vente sur la place. Pas officiellement en tout cas, car nous prendrons un punch à la tequila (comme dessert) dans un stand qui cache la bouteille sous un carton.
En tout cas, aucun abus. Vers 11 heures, un feu d'artifice explose dans le ciel juste au-dessus de la place. Il est tiré du bout de la rue et de temps en temps, des retombées un peu enflammées tombent dans la foule. Cela ne semble déranger personne.
En même temps que le feu d'artifice, qui fait quand même pas mal de bruit, débute un concert de mariachis. Musique latino gaie et dansante, mais qui ne fait pas dans la finesse en terme de niveau sonore. Bien sûr, les gens qui regardent le feu d'artifice poussent, comme dans tous les pays du monde, des cris à chaque rosace ou à chaque explosion de couleurs.
Ce qui rajoute encore des décibels, auxquels vient se joindre l'église de la place, qui ne voulant pas être en reste fait faire des loopings à ses cloches. Cela donne une idée de l'ambiance sonore !!!
Comme tout le monde, nous avions acheté à des petits vendeurs ambulants ces longues tiges de métal enduites d'un produit qui les fait scintiller lorsqu'elles sont allumées. Et comme tout le monde, nous nous sommes assis dans le parc de la place, en attendant minuit.
L'heure fatidique étant arrivée, les scintillements se sont multipliés sur la place et chacun a souhaité une "Muy feliz ano nuevo" à sa famille, ses amis, ou à ses voisins de bancs. Pas d'hystérie collective, juste des poignées de mains et des sourires. Nous avons fait de même et le froid nous a ensuite gentiment guidé vers notre chambre d'hôtel….
Nous quittons Quérétaro, le 2 janvier pour nous rendre à Jalpan dans la sierra Gorda. Il nous faut près de 4 heures de bus pour arriver à ce village perdu à 2300 mètres d'altitude. Le paysage, d'abord désertique, devient petit à petit arboré et fait place assez vite à une exubérance de type tropical.
Puis arrive ce village, perdu au milieu de nulle part, mais qui présente l'avantage de posséder l'une des cinq églises construites conjointement par des missionnaires franciscains et les indiens du coin, qu'ils étaient venus évangéliser. Le résultat (pas celui de l'évangélisation, celui-là on le connaît trop bien), est étonnant : les églises ont des façades colorées à souhait et pleines de moulages surprenants. Les intérieurs ne sont pas communs non plus !
Pendant deux jours nous explorerons ces petits chefs d'oeuvres d'art naïf ou les icônes catholiques sont entourées de fruits et de plantes sculptées. Nous découvrirons tour à tour les missions de Jalpan, Tilaco, Tancoyol et Landa.
Les villages autour sont de types reculés-sommaires. On y trouve pourtant à manger et un accueil cordial. Le tourisme n'ayant pas encore pointé son nez, les comportements des gens sont normaux. Mis à part le car d'un voyagiste, nous ne rencontrons personne dans ces splendides endroits qui, il faut le reconnaître, ne sont pas faciles d'accès.
Le soir à Jalpan, les gens du coin, qui s'y emmerdent encore plus qu'ailleurs, font comme souvent au Mexique, c'est à dire tourner autour de la place en mettant leurs autoradios au volume maxi. La musique est un peu banlieue, de celle qui fait trembler les vitres. Heureusement, cela ne dure pas toute la nuit. Vers 11 heures, ils retournent s'emmerder chez eux.
Le 5 janvier, nous partons en bus à 5 heures du matin pour Guanajuato. La route est toujours aussi torturée mais, avantage de cette heure matinale, nous ne le voyons pas ! Par contre, un retard d'une dizaine de minutes va nous faire rater la correspondance et nous occasionner une attente de trois heures pendant laquelle le scrabble va nous occuper un peu. Ensuite, la route vers Guanajuato va nous offrir un festival de cactus de toutes formes et de hauteurs variables. Les plus grands atteignant facilement quinze mètres.
Nous arrivons un peu défaits, mais nous trouvons un taxi rapidement pour nous amener à notre hôtel. Comme toujours depuis notre arrivée au Mexique, les taxis sont des plus honnêtes, les tarifs sont toujours les mêmes pour une course identique et toujours prévenants, le chauffeur nous aidant la plupart du temps à charger ou décharger nos énormes sacs à dos.
La ville est très colorée, mais on la sent un peu plus touristique. Les enfants réclament de l'argent ou nous assiègent pour qu'on leur achète des babioles. Toutes choses inconnues dans les autres villes coloniales.
Guanajuato est une ancienne ville minière, qui fut donc très riche, mais également nichée entre plusieurs collines, ce qui lui fait perdre l'ordonnancement habituel des villes en damiers dont les rues se croisent à angles droits. Ici, les ruelles sont toutes plus tordues les unes que les autres, montant et descendant selon le rythme des collines.
Il est plus agréable de s'y promener, plus fatigant également. Les églises, dont la ville est couverte, sont redoutables. Les riches espagnols exploitant les mines (et les indiens locaux), devant apporter une obole conséquente au clergé qui en retour, construisait des églises richement ornées et assurait un juste passage d'éponge sur la conduite des colons et les quelques glissades concernant les droits sociaux.
Tout le monde était content, y compris les indiens qui pouvaient alors s'entraîner à exercer leur toute nouvelle religion…
La ville de Guanajuato possède également une caractéristique surprenante concernant la circulation des véhicules. Un certain nombre de rues sont souterraines. Et l'on voit surgir et disparaître les voitures dans ce gruyère géant. Il est possible d'accéder à pied aux souterrains, mais on se plonge alors dans une deuxième ville carrément glauque !
La ville oscille sans cesse entre le vrai et le faux. La présence des touristes incitant à développer le côté surfait, alors que les minuscules placettes et les jolies ruelles peu fréquentées sont encore très authentiques. Et même si il n'y fait pas chaud le soir, le plaisir de grignoter des tacos dehors est toujours là.
Par contre, nous rencontrons souvent des gamines portant de tous jeunes bébés, ou des couples très jeunes ayant déjà deux ou trois enfants, Ici encore, l'influence négative de l'église pour ce qui concerne la contraception, se fait cruellement sentir.
Le 9 janvier, nous quittons Guanajuato pour nous rendre à Mexico City, la capitale fédérale des états unis du Mexique. Nos cinq heures de trajet passent vite et tout en douceur dans des bus de bonne qualité et sur une route qui l'est également. Les paysages ne sont pas enthousiasmants tant le sol est jonché de sacs plastiques à perte de vue.
Après la religion, les sacs plastiques sont le deuxième grand fléau de l'Amérique latine ! Les maisons que l'on observe sont construites de bric et de broc. Nous quittons les régions riches du centre…
La ville de Mexico nous parait triste. Il nous semble surprenant que la capitale d'un pays si coloré soit si grise !
A côté de notre hôtel, situé idéalement dans le centre culturel de la ville, se trouve une exposition sur le ¨Nacimiento¨ (naissance de Jésus). Les crèches présentées sont toutes plus fun les unes que les autres ! Une explosion de couleurs et d'originalité. L'une d'entre elles représente une camionnette décapotable conduite par Joseph, Marie à l'avant avec son gamin dans les bras et à l'arrière, les trois rois mages très en forme. Dans le coffre, le boeuf et l'âne…
D'autres sont fabriquées en rotin, en feuilles de maïs, en terre ou en verre. L'exposition présente des oeuvres de toute l'Amérique latine, on y voit donc le boeuf et l'âne remplacés par un lama et une vigogne et l'enfant Jésus avec un bonnet péruvien sur la tête. Un moment de bonheur soigneusement encadré par des gardiens qui veillent à ce que les personnages ne partent pas avec leurs visiteurs…
Le lendemain matin, nous nous réveillons dans une brume gris jaune, caractéristique des villes polluées. Et Mexico est un bon exemple en la matière ! La place du Zocalo, centre de la ville est immense, mais terne. La cathédrale Metropolitana qui la domine est l'une des plus laides que l'on ait pu voir depuis notre départ. L'extérieur est gris, l'intérieur aussi. Trop grand, trop vide, ou trop chargé d'or et très bancal !
Il faut savoir que le sol de la ville, très meuble, s'enfonce sous le poids des constructions. A l'intérieur de la cathédrale, un pendule de Foucauld montre à quel point l'édifice a bougé avec le temps. Et les tremblements de terre réguliers ne sont pas facteurs d'amélioration.
La cathédrale risque bien de s'écrouler un jour. Ce ne sera pas une perte considérable au plan architectural, mais plutôt un juste retour des choses : les catholiques espagnols ayant rasé l'ancienne capitale aztèque Tenochtitlan, pour planter leur église. Cette pratique étant un classique des conquistadores. Qu'on se souvienne de Cuzco au Pérou...
A l'extérieur de la cathédrale, le long des petits murets qui l'entourent, des ouvriers attendent une embauche. Chacun a devant lui ses outils et une pancarte précisant sa spécialité (plomberie, gaz, peinture, plâtrier…). Il y a quelque chose d'un peu moyenâgeux dans tout cela.
Les gros titres des journaux sont polarisés par la libération d'Ali Aksa, ce turc qui avait tenté d'assassiner JPII. Vu les relations entre ce pape et le Mexique, on devine, sans avoir trop besoin de les lire, que les commentaires sont très réservés quant à cette mise en liberté…
Dans la ville, on croise beaucoup de policiers et militaires en armes. La plupart des magasins sont agrémentés d'un vigile, dont le fusil à canon scié fait un peu peur, surtout quand on croise le regard bovin dudit vigile. Beaucoup de carrefours sont surmontés de caméras de surveillance. De toute manière, à partir de 21 heures, il n'y a plus rien à voir, les rues sont vides. Tous ces éléments ne sont pas de nature à effacer la mauvaise réputation de la ville quant à la sécurité relative.
Nous ne goûtons pas vraiment aux charmes, très bien cachés de Mexico, car nous passons une grande partie de notre temps à tenter de trouver une solution à la perte brutale de l'un de nos deux Archos qui s'est mis en rideau sans prévenir. Nous avons plusieurs gigas de photos que nous devons protéger de la perte ou du vol du deuxième Archos ou de sa défaillance.
Il n'est pas facile, même dans une grande ville comme cela, de trouver un disque dur de rechange. Il est surtout difficile de préciser nos besoins exacts. Nous perdons beaucoup de temps et finissons, pour plus de sécurité, par graver nos images. Nous passons plusieurs heures dans un cybercafé.
Autre petit problème, du à la fatigue accumulée, j'ai laissé dans une armoire de notre hôtel à Guanajuato, une chemise et mon deuxième pantalon. Là encore, il n'est pas simple de trouver des remplacements, nos besoins étant très précis en terme de poches de pantalon fermées par des fermetures éclair et des chemises possédant deux larges poches sur le devant…
Entre deux recherches, nous visitons une partie de la ville. Ce n'est pas très passionnant. Tout est de guingois et surtout, passés quelques centaines de mètres autour du centre historique, nous tombons assez rapidement dans la zone. Ici, les automobilistes sont beaucoup moins agréables que dans les villes du centre.
Il est imprudent de penser que les voitures vont s'arrêter pour nous laisser passer. Nous verrons plusieurs piétons renversés, dont un agent de police. La ville ne fait pas vraiment recette auprès des carresvoyagent.
Dans une grande avenue sur laquelle sont installés de nombreux revendeurs à la sauvette, nous aurons la surprise de trouver, parmi un tas de livres, des ouvrages ouvertement racistes. " Mi Lucha ", d'Hitler, le protocole des sages de Sion, des vies d'Hitler, l'invasion des USA par le sionisme et divers opuscules révisionnistes…
Une autre activité très répandue dans le centre historique est l'orgue de Barbarie. De jolis instruments, pas toujours très fins en terme musical, sont utilisés par une équipe de trois personnes. Celle qui joue est placée entre les deux autres qui font la quête en amont et en aval. Le maillage est très serré et il est impossible de passer au large de l'un des deux quêteurs.
Comme il est pratiquement impossible de se garer dehors, toujours dans le centre historique, on voit aux carrefours des gens qui agitent un chiffon rouge portant un grand "E" jaune, pour "Estacionemento". Ils rabattent les automobilistes qui veulent devenir piétons vers des parkings privés coincés entres deux maisons. Souvent, ils utilisent un sifflet pour mieux parvenir à leurs fins. Un bruit de plus !!!
Pour ce qui concerne l'air, il est à la limite du respirable. On devine le soleil derrière le rideau gris jaune qui recouvre le ciel, mais il a beaucoup de mal à percer ce nuage de pollution. Pollution accentuée par les rejets des coccinelles (Volkswagen) qui pullulent au Mexique et plus particulièrement dans la capitale.
Il semble qu'une usine de production se soit installée dans la région. Mais les coccinelles ne sont plus très jeunes et rejettent des gaz bien épais… Un chauffeur de taxi nous dit qu'en plus des 22 millions de citadins, chaque jour apporte 10 millions de personnes en plus qui viennent travailler à Mexico. Une personne sur trois utiliserait un véhicule, ce qui nous fait à peu près 10 millions de pots d'échappement en fonction par jour !
Nous prenons le métro à plusieurs reprises. Les stations sont dépourvues de sièges et de poubelles, mais dans l'ensemble, elles sont plutôt propres. Sur les quais patrouillent, par trois, des militaires armés. Dans les wagons, des vendeurs à la sauvette passent continuellement pour proposer des crèmes, des stylos, des briquets des CD piratés et tout autres produits qui tient facilement dans une sacoche qu'ils ont autour du cou.
Nous aurons la surprise de voir un gamin de 7 ou 8 ans, se traîner par terre pour tenter de passer un coup de chiffon sur les chaussures des gens. Toutes activités commerciales qui ne sont pas stoppées par l'affluence de la fin de soirée…
Le nom des stations est toujours associé à un petit dessin sur les plans et en station. Ce système étant des plus utiles dans un pays où vivent beaucoup de personnes analphabètes...
A la télé, le soir, nous regardons entre deux novellas, les publicités destinées à la perte de poids. Ce problème est important au Mexique, la nourriture étant pour le moins calorique, les boissons sucrées qui sont bues à longueur de journée n'arrangeant rien. Les publicités sont de deux types. soit basées sur un exercice de type salle de musculation et c'est bien sur la machine qui est l'objet à vendre, soit des crèmes ou autres substances chimiques, dont un seul passage sur le ventre fait perdre plusieurs kilos.
On assiste à de petits miracles sur les photos de l'avant et de l'après. Des miracles de type PhotoShop bien entendu. On ne sait pas si les pubs fonctionnent en terme de ventes, mais pour ce qui concerne les résultats, il y a encore du travail !
Ayant enfin pu graver nos CD de sauvegarde, nous sortons un peu de la ville pour nous rendre sur les ruines post-Aztèques de Teotihuacan à 40 km au nord de Mexico. La taille du site est impressionnante. L'allée centrale, la Calzado de los muertos, qui fait deux kilomètres, est entourée de pyramides dont celles du soleil et de la lune qui sont en parfait état.
La pyramide du soleil est, avec ses 66 mètres de hauteur, la troisième plus haute du monde derrière Cheops, qui a poussé en Egypte et Cholula au Mexique. Par contre, nous bénéficions d'un vent très fort et la voie des morts offre un passage royal pour la poussière qui s'engouffre tout au long de ses deux kilomètres. A la pollution, s'ajoutent donc la poussière et les effets de l'altitude (nous sommes à plus de 2300 mètres), qui se font ressentir lorsque nous escaladons les escaliers très raides des monuments.