Le 29 juillet, nous subissons les dernières idioties des fonctionnaires népalais et arrivons à Bangkok vers 18 heures, ce qui n'est pas un très bon plan pour trouver un hôtel !
Comme d'habitude, le taxi qui nous amène de l'aéroport veut bien nous aider. C'est très gentil à lui de toucher une commission qui nous sera répercutée dans le prix de la chambre ! Comme nous refusons, il décide qu'il n'a pas de monnaie au moment de le payer et nous entube de 100 baths. L'endroit où nous sommes largués n'ayant pas de chambre disponible, nous décidons de changer de quartier. Le deuxième taxi à qui nous demandons de nous conduire vers un autre hôtel ne sait pas où il situé, mais nous annonce quand même que ce sera 200 baths ! Le troisième, qui a accepté de mettre son compteur, se trompe complètement de direction !! Ce n'est qu'avec un quatrième que nous finirons très tard par arriver à nous poser...
Le lendemain nous explorons la ville. Propre, sans papiers par terre ni cracheurs, mais sans personnalité et très embouteillée, donc très polluée. Très étendue, elle est parcourue par de véritables autoroutes, toutes surélevées. Elle possède un métro très moderne, lui aussi aérien, mais dont les deux lignes sont bien légères pour couvrir la ville !
On croise beaucoup d'occidentaux quinquagénaires qui ont des vraies histoires d'amour avec de jeunes thaïlandaises. On en croise aussi pas mal qui n'ayant pas encore trouvé dans la rue la vraie histoire d'amour, la cherche en faisant semblant d'être des vrais touristes.
La ville, hors secteur touristique n'a pas d'âme avec ses immeubles de béton et des thaïlandais peu aimables. Une ville très occidentale donc ! La zone touristique est remplie par la banlieue parisienne et par de jeunes américains dont les fiers tatouages rassurent quant à leur intellect.
Nous sommes fin juillet et le nombre de thaïlandais par rapport au nombre d'occidentaux est très faible. Ceux que nous croisons n'ont pas d'intérêt particulier et sont peu souriants. Nous visitons quelques wats (temples bouddhistes). Ils sont très kitch, avec des dorures un peu partout et des petits morceaux de miroirs qui brillent au soleil. Une sorte de Disneyland pseudo religieux pour occidentaux qui "respectent" en enlevant leurs chaussures avant de rentrer dans les toilettes.
Mais surtout, pas de vie ! Peu ou pas de moines, encore une fois, pas de thaïlandais, les parcs à temples sont ouverts à l'usage quasi exclusif des occidentaux, dont beaucoup de français qui découvrent les sites le guide du routard à la main.
Dans les rues, les hôtels, les restos on trouve partout placardés les portraits du roi et de la reine. A moins que ce ne soient les gagnants de la star'ac, cela fait bien longtemps qu'on a pas regardé la télé... En plus de cela, nous bénéficions de pluies de mousson régulières et de chauffeurs de taxis arnaqueurs au possible !
La Thaïlande n'étant pas prévue dans le programme et devant le nombre très élevé de touristes, nous ne nous risquons pas vers les plages du sud ou vers le nord du pays. Nous décidons rapidement de prendre des billets pour le Cambodge.
Nous choisissons la Thaï, compagnie aérienne incontournable dans la région et nous nous rendons dans leurs bureaux. Nous tombons sur une fonctionnaire qui ne veut pas nous vendre un aller simple, prétextant que le Cambodge refuse l'entrée aux étrangers qui ne seraient pas en mesure de quitter le pays…
Nous nous renseignons et revenons le lendemain pour la rassurer sur ce point. Elle refuse de nouveau, voulant nous vendre soit un aller-retour, soit une continuation vers le Laos. Comme elle commence à nous gonfler, nous achetons nos billets (en liquide pour éviter de faire trop traîner notre numéro de CB), juste en face de notre hôtel. Nous avons nos titres de transport pour le lendemain seulement deux heures après !
Le 3 août, nous prenons un taxi pour l'aéroport. La course nous revient à 200 baths alors que nous avions payé en tout 500 à l'aller !